La p'tite popote des vilains

Bienvenue dans l’arrière-cuisine de la cie Jeux de Vilains, là où l'on prépare la tambouille jusqu’à ce que la mayonnaise prenne !
Vous êtes dans l'atelier de création de la compagnie. Notre prochain cap : le festival BD Boum de Blois en novembre 2022 où nous présenterons nos 2 prochains spectacles, La Maison la Nuit et Myrmidon !

La P’tite Popote des Vilains

Bienvenue dans la Résidence Myrmidon !

Première véritable résidence pour Myrmidon.
Le petit bonhomme a réuni Cécile Hurbault et Isabelle Chrétien (arrivée spécialement du Québec pour cette session de travail) pour une dizaine de jours, ainsi qu’Apolline Joly.

La grange est rapidement devenue un véritable laboratoire de recherche et d’expérimentation. L’objectif étant de mettre à l’épreuve la scénographie imaginée pour le spectacle au fur et à mesure des différentes réunions à distance.
Mais le passage de la théorie à la pratique réservant souvent des surprises, il a fallu opérer différents changements plus ou moins fondamentaux dans le plan de route initial du projet.

Chaque scénette, qui correspond aux différents livres de la série, nécessite un minimum de temps incompressible pour être convenablement traitée. La première décision concrète de cette session aura été de ne pas traiter les 6 aventures, mais de se concentrer sur 4 d’entre elles.

Le papier revient en force dans le projet

Chaque aventure sera traitée à la manière d’un livre pop-up qui se déploie au fur et à mesure du récit. Les décors seront fait de papiers, pliés, coupés, accommodés de mécanismes d’apparition ou de mouvement, jouant avec le volume et la profondeur. Ajoutés à cela, des jeux de lumières et différents accessoires viendront plonger le spectateur dans l’univers imaginaire fantastique de Myrmidon.

Une semaine de travail et de grande complicité entre Cécile Hurbault et Isabelle Chrétien.

Également présents à la Grange du Pierron durant cette résidence, Xavier Vochelle et Pascale Berthomier de L’Inquiétant Suspendu, ont pu assister à un premier déroulé du spectacle.

Ce sont eux qui sont missionnés pour écrire la musique des aventures de Myrmidon.

La Maison la Nuit en Résidence !

Nous nous sommes ouverts les portes de notre propre lieu de résidence pour une semaine, c’est quand même pratique !
Pascale Berthomier et Xavier Vochelle, du groupe l’Inquiétant Suspendu, ont pu mixer, enregistrer et ajuster les morceaux qu’ils avaient préparé pour coller avec le déroulé encore temporaire du spectacle. Violoncelle, ukulele-banjo, guitare, boîte à rythme et tout un attirail musical complexe et fourni, c’est ce qui a meublé la Grange du Pierron durant une semaine d’intense labeur créatif !

Entre le décor projeté et le jeu des marionnettes :
un calibrage précis a opérer

Dans ce spectacle, les marionnettes de Grégo jouent en duo avec une vidéo projetée. Pendant la phase de création, c’est au concepteur des images, Benoit Sanson, de parfaitement s’adapter au jeu du comédien. Mais par la suite, durant les représentations, ce sera au comédien de parfaitement s’adapter à la vidéo. Tout ce manège doit donc être très précisément calibré, et c’est notamment ce qui a occupé une large partie du temps de cette résidence.

Dernière objectif de cette semaine de travail, vérifier le bon fonctionnement technique de notre dispositif de projection. La maquette définitive de la Maison nous étant arrivée récemment de l’atelier de Ludovic Meunier, nous avons pu faire les derniers tests de projection. Le calage des deux vidéoprojecteurs (un devant et un derrière) est certes un peu laborieux, le résultat est plutôt convainquant !

Du volume et de la mousse !

Armée d’un crayon, d’une lame de cutter et d’une paire de ciseaux, Apolline illustre parfaitement le terme “concrétiser”.
En partant de deux dessins, une face et un profil, elle sculpte dans un bloc de mousse…

…le premier prototype de la marionnette de Myrmidon !

Tel Pinocchio,
Myrmidon prend vie

À l’atelier, le façonnage de la maison

Dans son atelier de Saint Jean de la Ruelle, Ludovic Meunier a réalisé deux premières maquettes aux balbutiements du projet. Un premier écran ultra rudimentaire pour réaliser des essais de projection, et une structure plus aboutie pour caler toutes sortes de détails.

Il s’est attelé tout récemment à la structure finale et définitive de la maison !

La maison fait 1 m de haut pour 65 cm de large. Avec ses deux volets latéraux, le décor s’étend sur 130 cm. Le tout devant tenir dans une valise de voyage aux dimensions standards, soit 75cm x 55 cm. Ce sont des côtes de la valise qu’ont découlé les dimensions du décor.

La gymnastique de cette scénographie consiste donc à n’utiliser que la place disponible dans la valise pour déployer tout le spectacle.

La valise permet de transporter le spectacle, mais elle est aussi le pilier central du décor. Et lorsque l’on projette deux images sont un même écran, la précision des appareils se joue au millimètre près. Pour l’ensemble de la structure, une problématique technique est alors primordiale : la stabilité.

La fusée lunaire de Méliès, un palais oriental, le gouvernail d’un vieux galion… l’antre de Ludovic Meunier, un véritable cabinet de curiosités

Trier, Expérimenter, Valider

Il existe 6 tomes dans la série Myrmidon : 6 costumes différents, 6 ambiances, 6 aventures… Il est apparu assez vite que le spectacle s’articulerait en 6 scénettes. Le tout régi par une règle qui respecte parfaitement le concept d’adaptation d’une BD en spectacle : Myrmidon sera une marionnette en 3D qui évoluera dans des décors en 2D !

Le parti-pris décidé par Cécile et Isabelle est de jouer chaque scène selon un procédé théâtral différent. Parmi les premières pistes listées : la projection vidéo, l’ombre, le flip book, le livre “pop up”…

Première piste :
Le livre pop-up.

Apolline, étudiante en arts appliqués au Lycée Charles Péguy, a rejoint l’équipe de Myrmidon dans le cadre de son projet de fin d’année. Elle y dédie depuis quelques semaines la majorité de son temps de cours.

Apolline a actuellement pour mission d’étudier la faisabilité des différents procédés d’animation listés par Cécile et Isabelle lors de leurs premiers échanges sur le projet.

Les premiers tests développent l’idée du “pop up”, ces fameux livres dont des décors en volume apparaissent en tournant les pages.